LA * FAILLITE * DE TA FEMME…………………………….
Ça y est, j’aurai tout tenté. Je t’ai appelé. J’ai rédigé. J’y ai cru, depuis avril 2025, depuis mon Cancer qui m’a ôté tous mes organes, dans lesquels nous nous amusions à y fabriquer des enfants, jadis. Nos enfants. J’ai demandé. J’ai quêté. J’ai même osé implorer à nos enfants, aussi riches que toi, toi le « Philantrope » en tes propres mots, toi qui a donné ma part en charité pour tous et partout.
J’ai pleuré. J’ai braillé. J’ai gueulé. Personne ne sait rien de toi ni de nous. Personne n’a bravé aucune tempête à la mesure des nôtres, tes conquêtes qui dorment maintenant dans mon lit à baldaquin. Depuis ma dernière maladie.
J’ai perdu ma vie pour toi. Toute ma vie pour toi. Tu as donné tous mes bijoux et ma vie de souvenirs. Même les photos de mes bébés. Lorsque tu as également offert mes meubles antiques aux voisins, meubles d’Europe que je chérissais et flattais depuis toujours. Tu les as fait disparaître tout tout comme moi.
Je ne suis qu’une épave pour laquelle tu as acheté une assurance-vie, plutôt que de m’offrir ma vie à moi, celle qui me revenait de droit, et sans aucun merci, sans me dire salut, toi tu t’es enfuis.
Sauver ta peau à toi comme toujours, conserver ta si belle image pour gravir encore plus haut, toujours la tienne, jamais rien pour moi, comme ma carrière que tu as rayé d’un coup sec pour notre enfant « différent » que j’ai élevé avec mon âme et jamais revu par la suite.
Ton image à toi depuis toujours. Ton image oui… Que moi seule j’avais protégé depuis mon adolescence, moi qui t’avais tout donné, tout lavé tout repassé au fer chaud, jusqu’aux enfants que j’ai porté tour à tour au lit des mois entiers dans mes vingt ans. Enfants que tu as pris juste pour toi par la suite, à te plaindre de moi comme de la folle du village, ta femme malade, pour laquelle tu affectas la Police pour te protéger de moi… Et combien de fois ? Pour m’interdire d’écrire. Pour me défendre de vivre.
Ensuite, te protéger de moi, me faire un dossier éternel, moi comme la criminelle, moi la malade.
Moi, ta seule femme.
Lorsque que toi, pendant tout ce temps, tu versais des bouteilles de Champagne à tes conquêtes, avec l’argent de la compagnie.
Faute de toi. Faute d’un mari qui n’existait même pas. Ni le Papa. Ni même l’ami.
La faute aux médicaments que je devais prendre pour supporter mon rôle désormais, pour survivre à tes insultes, pour survivre à notre vie dans la richesse, la gloire et la luxure, que nous méritions depuis l’enfance oui, et que nous frôlions déjà merci.
Je suis partie, accusant ma maladie, suite à plusieurs morts cliniques, lorsque j’ai dû revenir chez moi, au grand fleuve salé. Moi, j’ai tout perdu. Je vis dans la rue.
Je perds donc tout demain, où là, ils me chasseront de ma petite maison. Demain matin. Moi qui n’a pas signé pour ta petite monnaie merci.
J’ai compris la mort de ton frère par suicide. Par manque d’enfants dans tout le désespoir du monde. Il est mort seul.
Lui qui t’attendait lui aussi.
Lui qui t’attendait lui aussi.
Tout comme moi, d’ailleurs.
Je survis désormais dans ma petite maison. Mais…. Ton fils t’a vraiment trahi malgré toi, dans tous ses mensonges le gars perdu ce pauvre, m’avouant ta liberté enfin pour toi qui s’installe. Celle que nous avions planifiée ensemble à cette heure exacte.
Ton nouveau « chalet » aussi, de l’autre côté de mon fleuve, tes voitures qui flambent, tes bateaux à moteurs, mon propre château mort, décapité comme nous deux et qui existe encore, lui aussi mort que nous, aussi crevé que nous tous et vidé de vous, jusqu’aux galeries qui s’effondrent partout, tout comme moi. Comme tout ce que je t’ai donné. Même mon amour. Même ma vie.
Ainsi, sans le sou j’ai survécu selon ton désir, toi qui m’as tout arraché sans hésiter, toi qui as « maquillé » mon départ.
Pendant que maintenant toi tu dors maintenant sur tous tes lauriers, avec quiconque à qui tu offres ma vie sans vergogne, je t’appelle pour régler nos comptes.
Je te call pour mon cash.
Un jour deviendrons-nous poussière, lorsque nos enfants n’auront jamais connu leur vraie mère, lorsque je t’implore aujourd’hui de sauver ma petite maison, dans le fort fort lointain.
Je mérite maintenant ma paix pour la part de mes biens. Et cette dernière transaction coupera enfin notre dernier lien. À cause que ça n’en finit pas de ne pas en finir avec toi.
La Loi de la vie qui s’enfuit malgré moi et dans laquelle je serai enfin libre. Libérée de toi. Oublier mes enfants qui m’ignorent. À cause de toi.
La somme de toute ma vie, et que tu as scrapé de long en large. Pour sauver enfin ma maison sur mon fleuve salé et qui m’abrite . Même le futur mariage de notre aîné, auquel je ne suis pas invitée afin de ne pas te croiser, toi tu auras tout gagné… Même mes petits-enfants que je n’aurai jamais la chance de bercer.
Tu as même volé toutes mes larmes . Tu as cambriolé jusqu’à mon désespoir.
Ta mère te battait avec sa barre à clous. Tes cicatrices partout dans le dos et le crâne pour le prouver.
Ton frère en est mort.
Ton frère est mort de t’avoir sauvé.
Mais pas moi malgré toi. Mais pas moi malgré vous.
Je suis vivante et je me tiens debout. J’ai même réappris à marcher à force de volonté. Je t’en prie maintenant. Donne-moi la quittance de ma vie aujourd’hui . Donne-moi la liberté à laquelle j’ai droit.
Déjà demain, ma petite maison. Moi, j’aurai tout déjà perdu. Et moi pour toi, j’aurai toujours cru. Jusqu’à hier. Ce soir, moi je patienterai un accord URGENT de ta part.
Je patienterai jusqu’à cinq heures moins le quart.
Ne te resteras que le souvenir de ta barre à clous d’enfance et de ton frère mort. Assassiné comme sur l’image avec les serpents qui en ressortirent enfin pour lui. Jusqu’à temps que tu le débranches pour toujours.
De ton Unique Femme, qui patiente jusqu’à cinq heures moins le quart.
Car c’est sans cœur que la suite prendra sa forme.
Et c’est ainsi que tu comprendras la colère d’une Dame qui marche encore.
Jill Côté -EXTRAIT-